Publié le : 19 juillet 20194 mins de lecture

L’acquisition au comptant d’un bien immobilier n’est pas accessible à tous. Les niveaux de vie et les besoins sont différents. En ce sens, le prêt bancaire constitue l’option la plus commune pour l’achat de sa résidence principale, locative ou secondaire. Voici quelques conseils pour faciliter le choix du prêt adéquat à votre situation.

Le prêt amortissable : un prêt à long terme

Les prêts immobiliers amortissables permettent un remboursement du capital par mensualités et peuvent durer jusqu’à 30 ans. Calculés sur le capital restant dû, les intérêts diminuent progressivement. Le choix du taux d’intérêt est un élément important à considérer dans son projet. Pour un taux fixe, les mensualités ainsi que la durée du prêt sont constantes avec un coût total connu à l’avance. Pour un taux révisable, la durée, les mensualités ou les deux fluctuent selon la variation du taux d’intérêt. Il est donc essentiel de savoir bien négocier son taux d’emprunt pour éviter les surprises. Le prêt amortissable est adapté à une acquisition de résidence principale ou locative et pour les emprunteurs à revenu stable pouvant honorer ces engagements. Des simulations de prêt peuvent aider à bien prendre en compte les divers frais tels que l’assurance de prêt et l’application du type de taux choisi.

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Les prêts non amortissables: in fine ou relais

Le prêt in fine est recommandé aux acquéreurs ayant déjà une épargne disponible où sera adossé le financement du bien immobilier. Le remboursement de la totalité du capital se fera à la dernière échéance car seuls les intérêts seront payés au cours de la durée du crédit. On a aussi le prêt relais; idéal pour celui qui est déjà propriétaire d’une résidence qu’il a mise ou va mettre en vente mais qui ne sera pas vendue avant l’acquisition d’une autre. C’est donc un prêt à court terme de 24 mois au maximum et dont le montant se calcule sur la base du prix moyen du bien à vendre auquel un coefficient de pondération s’applique pour prévenir le risque d’une baisse du prix de vente. Des prêts dits complémentaires comme les prêts aidés, les prêts à taux zéro et les prêts d’épargne-logement sont aussi octroyés par des organismes spécialisés et peuvent vous délester d’une certaine charge de remboursement.

Adopter une posture rassurante

L’emprunteur doit bien travailler son dossier pour avoir des arguments à la fois solides et convaincants mais également en phase avec ses attentes. Jouer la concurrence via l’aide de courtiers immobiliers ayant accès à des interlocuteurs spécialisés est efficace pour connaître le meilleur prêt pour son projet. Une situation professionnelle stable et des comptes bancaires sains et non découverts durant les trois derniers mois renforcent sa crédibilité aux yeux des banquiers. Les autres crédits doivent aussi être réduits au maximum. Pour cela, il peut appliquer la règle des 33% d’endettement pour le total des crédits en cours. Le banquier sera ainsi plus rassuré avec une possibilité de mensualité élevée. Enfin, contribuer au financement de son projet à hauteur de 10 à 20% idéalement est pertinent.